lundi 3 décembre 2007

Le "non" l'emporte au referendum


La reforme constitutionelle visant à assurer la transition vers un etat socialiste a été rejeté par la moitié du peuple Venezuelien. Le "non" l'a emporté à 51 % des voix lors du referendum du Dimanche 2 Décembre.

Dans les medias internationaux et européens, ce vote est generalement interprété comme la première defaite politique de Chavez depuis son election. On mentionne parfois la preuve de l'engagement democratique de Chavez, qui a reconnu et appellé ses partisans à reconnaître les resultats du referendum.
Même si 51 % de votes contre la reforme ne peuvent être qualifiés de "defaite politique écrasante", Chavez devra faire preuve des prouesses de son système avec la Constitution en place.

dimanche 2 décembre 2007

Une victoire pour la democratie


Chavez vient de s'exprimer à l'occasion d'un interview, à la fermeture des bureaux de votes. Il a appelé son peuple, partisans et opposants, à accepter les résultats du referendum, quels qu’ils soient. Cette journée restera une victoire pour la démocratie, a t-il dit.

En 150 d’histoire, le peuple Vénézuelien n’avait jamais été consulté jusqu'au premier referendum sur la reforme constitutionnelle organisé par Chavez peu après son élection.

Journée de referendum au Venezuela

La journée de referendum sur « oui ou non pour la réforme constitutionnelle» s’est bien déroulée malgré l’arrestation de 16 personnes ayant détruit les tickets qui doivent être conservés comme garant du vote électronique. Les opposants au régime clamment l'illégitimité du referendum et accusent la procédure de vote d’être « truqué d’avance ». D'autres opposants ont manifesté leur mécontentement dans certains bureaux de votes mais aucun incident d'importance n'est a déplorer. La clause la plus controversée de la réforme est celle qui permettrait au président le renouvellement de son mandat sans limites.

Il semble que la participation au referendum est moyenne, nous attendons les résultats pour la fin de l’après-midi au Venezuela, ce soir en Europe. Merci encore à RADIO VENEZUELA EN VIVO
pour les commentaires en direct !

vendredi 30 novembre 2007

Radio Venezuela en Vivo

Voila une source d'information sûre et objective pout suivre le référendum sur la reforme consitutionelle qui aura lieu le 2 Décembre au Vénézuéla. Je publirai demain une presentation cette reforme qui vise à modifier 69 articles de la Constituion pour assurer "la transition vers la socialisme".

En tant qu'observateurs internationaux du processus démocratique en cours au Venezuela, les membres de Radio Venezuela en Vivo ont pu voir comment ces derniers temps les mensonges médiatiques sur la situation que nous vivons tous les jours ont pu s'intensifier dans les médias internationaux. Pour tenter de contrer une situation de coup d'Etat médiatique, comme ce fut le cas en avril 2002, Radio Venezuela en Vivo informera la communauté internationale 24h/24 des évènements qui entourent le référendum sur la réforme constitutionnelle.

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RADIO VENEZUELA EN VIVO

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mercredi 28 novembre 2007

Débat autour de l’Amérique latine de Chavez

C'est aujourd'hui à 22h55 sur France 3

Le débat va-il jouer la carte de la manipulation médiatique à l'encontre du Président Chavez et de son modèle politique ? Le titre de l'émission, « L’Amérique Latine de Chavez » suppose déjà que le président Vénézuelien ait une ambition de "conquête" de l'Amérique Latine.

Avant même d'avoir commencé, le débat se retrouve teinté d’un préjugé qui situe le modèle politique de Chavez en dehors de toute alternative démocratique.

L’Argentine, la Bolivie et l’Equateur se sont effectivement inspirées de ce modèle car leurs dirigeants ont simplement décidé de mettre fin au pillage des ressources de l’Amérique latine. Ils ont aussi compris qu’il était dans l’intérêt de leur peuple de barrer la route à l’ impérialisme Américain. Le modèle politique de Chavez plait et ses voisins y adhèrent, cela signifie-il que Chavez ne laisse pas le choix à ces pays ?
Certainement pas ; car contrairement au modèle capitaliste qui ne profite qu’aux détenteurs des moyens de production et laisse en dehors du circuit économique celui qui ne les possède pas, le modèle politique de Chavez se base sur la (re-)distribution des terres et des ressources naturelles au peuple.

lundi 26 novembre 2007

Espagne, Colombie: Chavez coupe les ponds


Hugo Chavez a annoncé aujourd'hui le gel des relations diplomatiques avec la Colombie et l’Espagne. Cette initiative est une réponse à la décision d’Ulribe, le Président Colombien, de mettre fin à sa mission de médiateur avec les FARC et à l’incident survenu le 10 novembre lors du sommet ibéro-américain de Santiago, ou le roi Juan Carlos lui avait lancé: «Por que no te callas ?» (Pourquoi tu ne te tais pas ?) après avoir été interrompu à plusieurs reprises. Ce denrier n'a pas présenté les excuses attendues par Chavez.


Lors d’une allocution télévisée, - Chavez - a affirmé que l’attitude d’Alvaro Uribe était comme «un crachat au visage» et que la Colombie «mérite un meilleur président». «Je pense vraiment que le gouvernement colombien ne veut pas la paix», a aussi déclaré Hugo Chavez qui a particulièrement déploré le fait que les dirigeants colombiens ne l’aient pas contacté directement. «Pourquoi ne montres-tu pas ton visage?», a-t-il apostrophé. «Le président Uribe ment (...) d’une manière éhontée, horrible, répugnante. Je pense que la Colombie mérite un autre président, elle mérite un meilleur président»

Ces propos ont déclenché une vive réaction de la part d’Alvaro Uribe, qui s’est directement adressé à son homologue vénézuélien. «Vos mots, vos attitudes, donnent l’impression que ce n’est pas la paix en Colombie qui vous intéresse, mais plutôt que la Colombie soit victime d’un gouvernement terroriste des Farc», a-t-il déclaré lors d’une réunion publique. «La vérité, président Chavez, c’est que nous avons besoin d’une médiation contre le terrorisme, pas de personnes qui légitiment le terrorisme».

(Le Figaro.fr-AFP-AP, 26/11)

samedi 24 novembre 2007

'Envoyez-les moi, Marulanda'

Deux jours après sa visite à Paris, Hugo Chavez apprenait la décision du président Colombien, Alvaro Ulribe, de mettre fin à son rôle de médiateur. « Double coup de théâtre » car Chavez annonçait, le vendredi 24, qu’il comptait bien poursuivre les négociations avec les FARC. Il a publiquement apellé leur chef à lui faire parvenir des preuves de vie d'Ingrid Bétancourt.

"Pour des raisons que je désapprouve totalement, le gouvernement colombien (...) a pris cette décision unilatérale sans consultation, sans même un coup de téléphone", a déclaré Hugo Chavez devant des milliers de partisans lors d'un meeting de campagne en vue du référendum constitutionnel du 2 décembre. "Etant donné que le processus a déjà été enclenché et qu'il existe des choses que l'on ne peut pas arrêter (...), j'espère que les FARC vont me faire parvenir des preuves de vie [de leurs otages]. Je continue à attendre. 'Envoyez-les moi, Marulanda'", a ajouté M. Chavez.

- Otages des FARC : Hugo Chavez refuse de se laisser évincer (Le Monde, 23/11)
- Chavez demande aux Farc des preuves de vie des otages malgré la fin de sa médiation (le nouvel obs.com, 23/11)

The Assassination of Hugo Chavez

Voila un article du journaliste Greg Palast (an anglais) sur les menaces de mort qui pèsent sur Chavez. Mais pourquoi voudrais-on assassiner Chavez ? "La réponse se trouve juste sous ses pieds: le pétrole", écrit Palast.

(Commentaires à suivre ... avec une traduction française de cette article.)

The Assassination of Hugo Chavez, Greg Palast (l'assassinat de Hugo Chavez)

mercredi 21 novembre 2007

Betancourt: suite des évènements

Le président colombien, Alvaro Uribe, se dit prêt, sous condition, à autoriser une rencontre entre son homologue vénézuélien, Hugo Chavez, et le chef historique des FARC, afin de faire progresser les négociations pour la libération des otages, dont Ingrid Betancourt. Dans un communiqué du mardi 20 novembre, la présidence colombienne précise qu'en préalable à la rencontre, les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) doivent "libér[er] unilatéralement un groupe d'otages et s'engag[er] à libérer le reste"

Source: Le nouvel Obs.com (21/11)

La question est de savoir si le chef des FARC - Manuel Marulanda - va accepter la libération d'un groupe d'otage avant sa rencontre avec Chavez. Il s'agit bien d'une négociation et cette condition, imposée par le gouvernement Colombien, ne se présente en aucun cas comme un obstacle au Président Venezuélien, dont la place de conciliateur est desormais claire et acceptée. L'affaire garde son ampleur diplomatique pour Chavez. A suivre ...

Qui a dit qu'il n'y avait plus de pétrole ?



"Les Etats-Unis ne disposent de réserves de pétrole que pour les années à venir. Les Etat- Unis sont comme le comte Dracula qui, à 6 heures du matin, n'a toujours pas sucé de sang. Il n'a pas pu s'abreuver alors que le jour se lève, il est désespéré.

L'Europe aussi est dans une situation critique, mais que les Européens ne désespèrent pas: j'ai dit plusieurs fois à leur leaders et à ceux des Etats-Unis de ne pas s'inquiéter, qu'au Vénézuéla nous avons encore du pétrole pour tous pour au moins 100 ans.

Qu'ils ne s'inquiètent pas, on ne va pas éteindre la lumière, mais si ils perdent la tête et veulent nous envahir, nous censurer et nous bloquer, il n'y aura du pétrole pour personne parce que nous avons de la dignité.

Nous ne permettrons pas qu'ils nous dérobent notre pétrole, ils nous ont déjà volé assez de temps, notre or, notre argent et nos ressources naturelles."

mardi 20 novembre 2007

Chavez vas sauver Bétancourt

La journaliste Ingrid Betancourt est détenue par les FARC (Force Armée Révolutionnaire de Colombie) depuis 2002. Chavez s'est engagé personnellement dans l'affaire en annonçant il y a trois mois être en mesure d'apporter la preuve, le lundi 19 à Paris, que la journaliste est en vie.

Plus qu'une mission diplomatique, cette affaire est une nouvelle marche, effectuée par Chavez, vers sa reconnaissance internationale. Elle pourrait être l'occasion pour le Président Vénézuélien, de redorer la triste image de sa personne et de son régime politique, que les medias nationaux et internationaux ont travaillé à entretenir ces dernières années. Malheureusement, même si on ne doute pas des paroles de M. Hugo Chavez – on peut supposer qu’il ne risquerait pas une défaite dans une affaire aussi médiatisée - il semble qu'il n'ait pas été en mesure d'apporter cette preuve.

"Lamentablement nous ne les avons pas encore, mais nous savons que Marulanda (ndlr : le chef des Farc) a ordonné qu'on nous envoie ces preuves. Ingrid est vivante. J'en suis sur", a déclaré Hugo Chavez lundi soir, d'après LCI/TF1 (20/11).

D'après le journal Libération (20/11), il aurais déclaré mardi à Paris, que le chef de la guérilla colombienne des Farc s’est engagé par écrit «à fournir (…) avant la fin de l’année» une preuve que l’otage franco-colombienne Ingrid Betancourt est en vie.

dimanche 18 novembre 2007

Anti impérialisme

L'hostilité affichée envers l'administration des États-Unis est un trait dominant de la politique étrangère vénézuélienne depuis 1998. Les dirigeants de Washington sont accusés de comploter pour perpétuer l'hégémonie de leur pays en Amérique latine, et renverser le gouvernement de Chávez. En mars 2004, celui-ci porte plainte contre les États-Unis auprès de l'Organisation des États américains (OEA), pour leur participation dans le putsch de 2002. Il dit avoir de nombreuses preuves de leur participation qui concerneraient, entre autres, la présence de navires de guerre de l'US Navy dans les eaux territoriales vénézuéliennes.
Le 15 septembre 2005, lors du sommet du 60e anniversaire de l'ONU, il déclare qu'il faut transférer cette organisation : « Nous proposons que le siège des Nations unies [à New York] quitte un pays qui ne respecte pas les résolutions de l’Assemblée générale ». Il annonce ensuite lors d'une émission de télévision de la chaîne américaine ABC que les États-Unis veulent envahir le Venezuela.
Le président du Venezuela Hugo Chávez a offert, le 7 septembre 2005, l'aide humanitaire de son pays aux victimes de l'ouragan Katrina, tout en critiquant vivement le gouvernement américain pour son manque de préparation face à cette catastrophe, lors d'un discours dans lequel il a cité en exemple la qualité des plans d'évacuation mis en place par Cuba lors des ouragans.
En janvier 2006, Hugo Chávez lance une opération de réduction de 40% du prix du fioul exporté aux États-Unis, en faveur des Américains pauvres. Il donne suite à une promesse prononcée en septembre 2005, après la catastrophe de l'ouragan Katrina. Les bénéficiaires se trouvent dans les États du Maine, du Massachusetts et du Rhode Island, et incluent aussi le quartier new-yorkais du Bronx ainsi que quatre tribus amérindiennes. Pour certains analystes américains, cette initiative est une campagne de communication destinée à rassurer l'opinion publique des États-Unis.
Le 13 septembre 2006, il dénonce la version gouvernementale des attentats du 11 septembre. Il s'interroge sur un possible dynamitage des tours jumelles et l'usage d'un missile pour frapper le Pentagone : « Un avion serait tombé sur le Pentagone. Mensonge ! À moins que ce soit un avion invisible ! »39. Sa déclaration est concommitante d'une résolution du Parlement vénézuélien demandant au président Bush des éclaircissements sur sa version des attentats.
Le 20 septembre 2006, lors d'un discours à l'assemblée générale de l'ONU, il qualifie le président américain de « menteur » de « tyran » et de « diable ».
Au nom de l'anti-impérialisme, Chávez affirme désirer une disparition pure et simple du FMI, qu'il qualifie de « Dracula »42. Le 30 avril 2007 Chávez a déclaré la sortie de son pays du FMI.

(source: Wikipedia)

dimanche 21 octobre 2007

Vénézuela-Colombie

Les relations du Venezuela avec ses voisins sont globalement bonnes. Les différentes rencontres entre les présidents Chavez et Uribe (notamment en février 2005, à l’issue de la crise diplomatique engendrée par l’affaire « Granda » - du nom d’un dirigeant des FARC enlevé à Caracas en décembre 2004 et incarcéré depuis en Colombie) ont témoigné d’une nette amélioration des relations et du développement de la coopération bilatérale avec la Colombie. En outre, le président vénézuélien Hugo Chavez s’est récemment fortement engagé dans la recherche d’un accord humanitaire permettant la libération des otages en Colombie. Il a ainsi reçu le lundi 20 août à Caracas plusieurs familles d’otages et il s’est rendu en Colombie le 31 août pour y rencontrer le président Uribe et aborder largement avec lui la question de l’accord humanitaire. Avec l’accord du président Colombien, le président Chavez s’est déclaré prêt à s’entretenir au Venezuela avec un responsable de la guérilla.

Source: Ministère des Affaires etrangères Français

jeudi 18 octobre 2007

Le Venezuela bolivarien

"Hugo Chávez est un dirigeant politique d’un nouveau type qui n’a pas été totalement compris, a dit Ignacio Ramonet, directeur du Monde Diplomatique, dans sa présentation élogieuse du président vénézuélien. D’un nouveau type tout d’abord parce qu’étant militaire, il est révolutionnaire puisque c’est le premier dirigeant latino-américain qui a stoppé les pouvoirs néo-libéraux, a arrêté les privatisations et s’est positionné du côté des plus humbles. Deuxièmement, a-t-il ajouté, parce que c’est un démocrate car depuis 1998, année de son élection, personne n’a jamais autant été soumis à la voix des urnes, jusqu’au référendum révocatoire de mi-mandat gagné par K.O. En outre, parce que dans le Venezuela bolivarien, toutes les libertés sont respectées, à commencer par celles des opposants puisqu’il n’y a pas de détenus politiques ni de censure des médias de l’opposition qui mentent. Il est vrai que ces médias ont mené, au Venezuela, une campagne calomnieuse contre le gouvernement légitime, sans oublier qu’ils encouragèrent le coup d’Etat du 11 avril 2002, qui fut stoppé par le peuple qui remit Chávez en place dans le palais présidentiel. En troisième lieu, ajouta-t-il, parce que pour Chávez, il n’y a pas de contradiction entre démocratie et révolution. Quatrièmement, continua-t-il, parce que c’est un dirigeant qui cherche à supprimer la pauvreté par une voie non encore expérimentée : en donnant le pouvoir aux pauvres. Enfin, conclut-il, parce que Chávez accomplit le programme qu’il avait annoncé, et qu’il ne trompe pas ceux qui espéraient des changements depuis si longtemps."

(Hugo Chávez : "Le socialisme est la voie à suivre"
par Luis Javier Garrido, La Jornada, 31-01-05.)
source: Réseau d'Information et de Solidarité avec l'Amerique Latine (RISAL)

vendredi 7 septembre 2007

Chavez et Ahmadinejad créent un Fond d’assistance anti-impérialiste

En Janvier 2006, le Venezuela et l’Iran ont décidé de créer le "Fond d'Assistance anti-impérialiste". Chavez et Ahmadinejad décident de consacrer une part de leurs revenus pétroliers à subventionner les pays pauvres qui doivent affronter l’impérialisme états-unien. Cette décision fait suite au sommet des non-alignés de La Havane et marque une étape de plus dans la construction d’un monde où les États du Sud s’affranchissent de la domination anglo-saxonne.