L'hostilité affichée envers l'administration des États-Unis est un trait dominant de la politique étrangère vénézuélienne depuis 1998. Les dirigeants de Washington sont accusés de comploter pour perpétuer l'hégémonie de leur pays en Amérique latine, et renverser le gouvernement de Chávez. En mars 2004, celui-ci porte plainte contre les États-Unis auprès de l'Organisation des États américains (OEA), pour leur participation dans le putsch de 2002. Il dit avoir de nombreuses preuves de leur participation qui concerneraient, entre autres, la présence de navires de guerre de l'US Navy dans les eaux territoriales vénézuéliennes.
Le 15 septembre 2005, lors du sommet du 60e anniversaire de l'ONU, il déclare qu'il faut transférer cette organisation : « Nous proposons que le siège des Nations unies [à New York] quitte un pays qui ne respecte pas les résolutions de l’Assemblée générale ». Il annonce ensuite lors d'une émission de télévision de la chaîne américaine ABC que les États-Unis veulent envahir le Venezuela.
Le président du Venezuela Hugo Chávez a offert, le 7 septembre 2005, l'aide humanitaire de son pays aux victimes de l'ouragan Katrina, tout en critiquant vivement le gouvernement américain pour son manque de préparation face à cette catastrophe, lors d'un discours dans lequel il a cité en exemple la qualité des plans d'évacuation mis en place par Cuba lors des ouragans.
En janvier 2006, Hugo Chávez lance une opération de réduction de 40% du prix du fioul exporté aux États-Unis, en faveur des Américains pauvres. Il donne suite à une promesse prononcée en septembre 2005, après la catastrophe de l'ouragan Katrina. Les bénéficiaires se trouvent dans les États du Maine, du Massachusetts et du Rhode Island, et incluent aussi le quartier new-yorkais du Bronx ainsi que quatre tribus amérindiennes. Pour certains analystes américains, cette initiative est une campagne de communication destinée à rassurer l'opinion publique des États-Unis.
Le 13 septembre 2006, il dénonce la version gouvernementale des attentats du 11 septembre. Il s'interroge sur un possible dynamitage des tours jumelles et l'usage d'un missile pour frapper le Pentagone : « Un avion serait tombé sur le Pentagone. Mensonge ! À moins que ce soit un avion invisible ! »39. Sa déclaration est concommitante d'une résolution du Parlement vénézuélien demandant au président Bush des éclaircissements sur sa version des attentats.
Le 20 septembre 2006, lors d'un discours à l'assemblée générale de l'ONU, il qualifie le président américain de « menteur » de « tyran » et de « diable ».
Au nom de l'anti-impérialisme, Chávez affirme désirer une disparition pure et simple du FMI, qu'il qualifie de « Dracula »42. Le 30 avril 2007 Chávez a déclaré la sortie de son pays du FMI.
(source: Wikipedia)