dimanche 21 octobre 2007

Vénézuela-Colombie

Les relations du Venezuela avec ses voisins sont globalement bonnes. Les différentes rencontres entre les présidents Chavez et Uribe (notamment en février 2005, à l’issue de la crise diplomatique engendrée par l’affaire « Granda » - du nom d’un dirigeant des FARC enlevé à Caracas en décembre 2004 et incarcéré depuis en Colombie) ont témoigné d’une nette amélioration des relations et du développement de la coopération bilatérale avec la Colombie. En outre, le président vénézuélien Hugo Chavez s’est récemment fortement engagé dans la recherche d’un accord humanitaire permettant la libération des otages en Colombie. Il a ainsi reçu le lundi 20 août à Caracas plusieurs familles d’otages et il s’est rendu en Colombie le 31 août pour y rencontrer le président Uribe et aborder largement avec lui la question de l’accord humanitaire. Avec l’accord du président Colombien, le président Chavez s’est déclaré prêt à s’entretenir au Venezuela avec un responsable de la guérilla.

Source: Ministère des Affaires etrangères Français

jeudi 18 octobre 2007

Le Venezuela bolivarien

"Hugo Chávez est un dirigeant politique d’un nouveau type qui n’a pas été totalement compris, a dit Ignacio Ramonet, directeur du Monde Diplomatique, dans sa présentation élogieuse du président vénézuélien. D’un nouveau type tout d’abord parce qu’étant militaire, il est révolutionnaire puisque c’est le premier dirigeant latino-américain qui a stoppé les pouvoirs néo-libéraux, a arrêté les privatisations et s’est positionné du côté des plus humbles. Deuxièmement, a-t-il ajouté, parce que c’est un démocrate car depuis 1998, année de son élection, personne n’a jamais autant été soumis à la voix des urnes, jusqu’au référendum révocatoire de mi-mandat gagné par K.O. En outre, parce que dans le Venezuela bolivarien, toutes les libertés sont respectées, à commencer par celles des opposants puisqu’il n’y a pas de détenus politiques ni de censure des médias de l’opposition qui mentent. Il est vrai que ces médias ont mené, au Venezuela, une campagne calomnieuse contre le gouvernement légitime, sans oublier qu’ils encouragèrent le coup d’Etat du 11 avril 2002, qui fut stoppé par le peuple qui remit Chávez en place dans le palais présidentiel. En troisième lieu, ajouta-t-il, parce que pour Chávez, il n’y a pas de contradiction entre démocratie et révolution. Quatrièmement, continua-t-il, parce que c’est un dirigeant qui cherche à supprimer la pauvreté par une voie non encore expérimentée : en donnant le pouvoir aux pauvres. Enfin, conclut-il, parce que Chávez accomplit le programme qu’il avait annoncé, et qu’il ne trompe pas ceux qui espéraient des changements depuis si longtemps."

(Hugo Chávez : "Le socialisme est la voie à suivre"
par Luis Javier Garrido, La Jornada, 31-01-05.)
source: Réseau d'Information et de Solidarité avec l'Amerique Latine (RISAL)